Raôul Duguay, l'arbre qui cache la forêt Infos BIOGRAPHIE

L'arbre qui cache la forêt

Raôul Duguay ▼ | Écriture ▼ | Musique ▼ | Arts visuels ▼

 


Témoignage de Jean-Yves McGee


Cher Raôul

Je viens tout juste de terminer le voyage enchanté dans la forêt qui se cache derrière l’arbre. C’est goutte à goutte que je me suis délecté de ce périple où derrière chaque arbre il y avait une belle histoire d’amour et d’amitié, où le rêve et l’imaginaire enrobait magnifiquement la conscience d’être.

Dans cette forêt où tous les sens sont sollicités, on entend chanter les wésiwézo dans leurs registres, allant des ondes aigues imperceptibles aux graves de très basse fréquence. Le son y est omniprésent et je n’ai pu retenir mon besoin de mettre régulièrement ma lecture à pause pour que « YouTube » m’offre le plaisir d’entendre ce que les limites de mon imaginaire m’empêchait de percevoir. xxx Dans les sentiers de cette forêt on sent et comprend toute l’importance des lettres, des mots et des phrases qui constituent le ciment d’une pensée exprimée de manière subtile, imagée et sensible. Prendre le temps de lire et de relire un texte ou un poème pour l’apprivoiser et se l’approprier a fait partie du plaisir éprouvé en parcourant cette forêt. Comme le disait si justement Albert Jacquard : « les choses les plus précieuses sont celles que l’on donne sans les perdre ».

Parlant de lettres, cette forêt regorge de mots clés, qui comme une sorte de code traduit la totalité d’un ensemble dont la finalité est de répondre aux grandes questions existentielles que tout être humain, consciemment ou inconsciemment, porte en lui. Certains de ceux-ci sont maintenant gravés en moi comme les souvenirs qui se fixent à notre mémoire : « Touttt est dans Touttt » « Touttt est au Bouttt » « 3.33..333…3333… » « Infiniment petit » « infiniment grand » « Amour » « Paix » « Amitié » « Alllô tôulmônd » « Pays » « KébèK » « Musique » « Poésie » « Peinture » « Sculpture » « Art » « Voyage » « Chercher » « Trouver » « Recommencer »… « INFINI ».


Et cette trop coute traversée de la forêt derrière l’arbre prend fin avec ce poème lumineux « L’Étoile dans le cœur », qui est en quelque sorte l’hymne à « Touttt est dans Touttt Touttt est au Bouttt ». J’espère pouvoir prochainement assister à la naissance de « l’Étoile », actuellement en gestation, ce qui doit certainement donner à l’arbre quelques sueurs créatrices et quelques nuits agitées.

Sur un plan plus personnel, c’est par mon bénévolat à la Coalition Eau Secours! (qui a débuté le jour de ma retraite en 2005), que j’ai eu la chance de côtoyer l’arbre abitibien qui chante sa Bittt. Mon intérêt pour la forêt que celui-ci cachait, a fait en sorte que j’ai pris le temps au fil du temps de me faire plaisir en commençant à la parcourir. Livres, toiles, vernissages, spectacles, disques… et surtout temps partagé à la table du CoCo, m’ont permis de réaliser à quel point cette forêt renfermait une façon de voir et de vivre les choses qui dépasse grandement l’aspect matériel de celles-ci. Un gros merci donc à Louise Thériault qui a su rassemblé histoire, anecdote, témoignage, texte, musique (dont les références aux albums permettent de retourner aux sources) et finalement les pensées exprimées par l’arbre, qui dans toute sa sagesse devient en quelque sorte le porte-parole de toute la forêt. Outre l’AMOUR, L’AMITIÉ et la PAIX, la chose qui m’a le plus marqué en cheminant au travers des pages de cette forêt, c’est ce rapport avec l’infini. Depuis des années je me questionne sur l’intangible notion du temps. Temps passé, temps futur et temps présent. Si le temps passé c’est ce qui est arrivé avant et que le temps futur c’est ce qui arrivera après, alors quelle est la durée de l’instant présent??? J’en suis toujours arrivé à la conclusion qu’il ne pouvait-être que nul (à moins qu’une théorie que j’ignore me démontre le contraire). Ainsi le temps serait une illusion!!!??? Seule la notion d’infini permet d’attacher les deux bouttt de ce fil conducteur qui forme un cercle sans début ni fin, que l’on nomme affectueusement « ÉTERNITÉ » : « partout, partout tout le tour, au-dessus, au-dessous, en avant, en arrière, partout, partout où tu poses ton regard, tu ne vois que ça : l’infini, l’infini dans le ciel, sur la mer, l’infini dans ton cœur, l’infini dans ta tête… ». Quel belle façon de compléter cette traversée de la forêt derrière l’arbre!!!

Au plaisir
P.S. Je ne verrai plus jamais la « soupe alphabet » du même œil.

Et je signe : eeGcM sevY-naeJ
conseiller spécial

Une forêt formidablement généreuse qui mérite d’être explorée dans son entier...

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